Je me souviens,
Je me souviens d'une autopsie pratiquée dans un hopital de l'intérieur,sur ordre du procureur de la république,à la demande des parents d'une jeune fille âgée de 20 ans environ ,décédée brusquement aprés un séjour de plusieurs jours en chirurgie ,attendant patiemment que le Dieu-chirurgien qui avait diagnostiqué un abcès profond de la fesse ,veuille bien la programmer et la débarrasser de son "pus".
Une intervention qu'ont peut effectuer le jour même de l'admission .
Les frais d'hospitalisation étaient gratuits et les médecins prenaient tout leur temps en faisant perdre le leur aux malades qui avaient interêt à être docile,sous peine de se faire renvoyer à la maison.
Je l'avais aperçue 1 ou 2 jours auparavant,s'occupant vaillemment des malades invalides,souriant à tout le monde,agréable.
Le medecin réquisitionné à cet effet était jeune et venait de terminer ses études.
Consciencieux il avait essayé d'accomplir au mieux cette macabre et délicate tâche et de faire confirmer ses conclusions par l'avis d'un anatomo-pathologiste en lui faisant parvenir des prélèvements d'organes dans une autre ville.
Les résultats mirent 2 mois pour arriver et confirmèrent inbubitablement les conclusons du jeune medecin.
Le rapport final fut établi et remis au président du conseil médical ,pensant utile et correct de l'en informer d'une part et d'autre part dans l'espoir de faire ,eventuellement corriger son texte,le jeune madecin jugeant ne pas avoir encore d'expérience,puisqu'il s'agissait de sa première,sa toute première autopsie.
Au grand étonnement de ce dernier,Il lui a été de conclure qu'il s'agissait d'une mort naturelle et que même s'il avait raison quelque part il ne pouvait pas mouiller un confrère et que de toute manière la personne concernée ,étant morte ,celà ne servirait à rien!!!!
Eberlué,déçu, frustré ,l malade,le jeune praticien a du se résigner,et jurer de ne plus jamais remettre les pieds dans une morgue.
Depuis,un certificat médical a toujours été remis afin de se faire décharger de pareilles réquisitions et en plus ,comme par hasard ,à chaque fois il était absent de la ville en question.
Il ne cesse de me répéter que depuis, les nom et prénom de cette jeune fille font réguliérement resonner le gong de sa conscience dès qu'on évoque le mot "autopsie" ou à la vue du fameux chirurgien ,Grand patron à présent!
Et si on demandait "l'avis des morts"? (la vie)