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La vie en Algerie, a batons rompus...
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Mercredi 02 Mai 2007

Il s'agit d'une histoire vraie qui remonte aux années 40.

Les nomades arrivaient nombreux dans le nord du pays pour y passer toute la période estivale à la recherche de fraicheur et de "aoula "pour l'hiver qu'ils glannaient dans les champs après les moissons.

Ils repartaient à la fin de l'été,s'organisant à partir d'un lieu determiné où ils se regroupaient tous  pour reprendre le chemin du desert ,unis  en une caravane imposante afin de parer à une eventuelle agression de la part de bandits de grands chemins,qui étaient nombreux et dangereux.

Louisa,petite fille nomade,âgée de 6 ans environ ,gambadait avec les autres enfants,au sein de la nezla",endroit choisi  comme lieu de regroupement des arab'(nomades) avant le grand depart.

Les petites filles de l'époque portaient  le même vêtement que les femmes de leur tribu, le s lthem et coiffe de arb sahra. et étaient déjà promises à un cousin avec lequel elle vivrait dès l'âge de 10 ans.

Alors que les parents s'affairaient à décharger leurs chameaux et à regr leurs troupeaux,les enfants jouaient.

Un cavalier surgit brusquement du néant et passant non loin de la petite,laissa choir son mouchoir(c'était des foulards en soie identiques à celles que celles dont les femmes se couvraient la tête) et demanda à Louiza de le ramasser et le lui remettre ,il n'avait pas quitté sa monture.Au moment où la fillette lui tendit le foulard,le jeune cavalier,saisit le bras de la fillette  la hissant sur la monture et partit sans se retourner.

On ne revit plus jamais Louiza.

10 ans plus tard,la maman qui avait refusé de suivre la caravane,errait toujours dans les environs,nourrie du vain espoir d'apercevoir  un jour louiza .

 Elle conduisait l'âne qui portait son mari devenu aveugle d'avoir trop pleuré et mandiait ,passant d'un quartier à un autre au niveau du petit village qu'elle devait quitter 10 ans plus tôt avec son mari ,sa fille et ses bêtes.

Elle chantait sans cesse sa douleur à qui voulait partager son chagrin faisant couler les larmes de toutes les femmes qui l'écoutaient et de toutes celles qui écoutent encore ce qu'elle disait alors:

                           TRIG KOUDA OU MA TEDDI GHIR EL AOUDA

                           LOUISA  MEGDOUDA   KHTAF HALI

                           SAYED YARMEH...

  La route est longue et n'y conduit que la jument Louisa la jolie m'a été ravie par un chasseur  adroit...

publié par L'étranger dans: mapolitique
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Commentaires

bonjour, c'est joli et triste, et sa me rappelle tant de meres qui pleures leurs enfants à ce moment, que Dieu leur donnent le courage .amine
Commentaire n° 1 posté par: racha le 25/05/2007 - 17:28:55
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